Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 07:30
Il y a quelques années, j'avais commencé un enseignement "assez poussé", malheureusement mes finances de l'époque ne m'ont pas permis de continuer..Pourtant, je me souviens trés bien de la première leçon, elle concernait  "l'allégorie de la caverne", texte de Platon (philosophe grec, né en 427 avant J.-C. et mourut aux alentours de 347 avant J. C. à l'âge d'environ 80 ans) : 

"Platon raconte une allégorie qui illustre parfaitement mon propos : c'est l'Allégorie de la caverne. Je vais te la raconter avec mes mots à moi.

Imagine des hommes qui habitent dans une caverne. Il sont assis le dos tourné à la lumière et sont pieds et poings liés, de sorte qu'ils sont condamnés à ne voir que le mur devant eux. Dans leur dos se dresse autre mur derrière lequel marchent des hommes brandissant diverses formes au-dessus du mur. Parce qu'il y a un feu derrière ces figures, celles-ci jettent des ombres vacillantes contre le mur au fond de la caverne. La seule chose que les habitants de cette caverne puissent voir est par conséquent ce "théâtre d'ombres". Ils n'ont pas bougé depuis qu'ils sont nés et pensent naturellement que ces ombres sont la seule réalité au monde.

Imagine maintenant que l'un des habitants de la caverne parvienne enfin à se libérer. Il se demande tout d'abord d'où proviennent ces ombres projetées sur le mur de la caverne. Que va t-il selon toi se passer quand il va découvrir les formes qui dépassent du mur ? Il sera dans un premier temps ébloui par la forte lumière mais il sera aussi ébloui par les formes, puisqu'il n'a vu jusqu'ici que leurs ombres. A supposer qu'ils réussisse à escalader le mur et à franchir le feu pour se retrouver à l'air libre, il serait alors encore davantage ébloui. Mais, après s'être frotté les yeux, il serait frappé par la beauté de tout ce qui l'entoure. Il distinguerait pour la première fois des couleurs et des contours bien précis. Il verrait en vrai les animaux et les fleurs dont les ombres dans la caverne n'étaient que de pâle copies. Il se demanderait d'où viennent tous les animaux et toutes les fleurs. Alors, en voyant le soleil, il comprendrait que c'est lui qui permet la vie des fleurs et des animaux sur terre, de même que le feu dans la caverne permettait d'apercevoir des ombres.

Maintenant l'heureux habitant de la caverne pourrait s'élancer dans la nature et profiter de sa liberté reconquise. Mais il pense à tous ceux qui sont restés là-bas. C'est pourquoi il veut y retourner et, dès qu'il est redescendu, il essaie de convaincre les autres habitants de la caverne que les ombres sur le mur ne sont que le pâle reflet vacillant de choses bien réelles. Mais personne ne le croit. Ils montrent le mur du doigt et maintiennent que la seule réalité est ce qu'ils voient. Et ils finissent par le tuer.

Ce que Platon illustre avec l'Allégorie de la caverne est le chemin du philosophe qui va des représentations incertaines aux vraies idées qui se cachent derrière les phénomènes naturels. Il pense sans aucun doute à Socrate que les "habitants de la caverne" mirent à mort parce qu'il dérangeait leurs représentations habituelles et leur montrait le chemin d'une vraie vision intérieure. L'Allégorie de la caverne devient une métaphore du courage du philosophe et de sa responsabilité vis-à-vis des autres homes sur le plan pédagogique.

Platon veut démontrer que le contraste entre l'obscurité de la caverne et la nature à l'extérieur est le même qui existe entre le monde sensible et le monde des idées..."


Ci dessous deux liens pour approfondir :

Une Vidéo (de 40 minutes environs, passionnant !!)   et    Wikipédia

Il existe de nombreux autres liens..à toi de chercher !

Tout cela pour te dire que cette allégorie,  me fait beaucoup penser au "cheminement" que propose "un cours en miracles"..

Par Raksha - Publié dans : Reflexions - Communauté : Le Monde Spirituel
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 17:06

Comme je te l'ai expliqué dans mon premier article (ici) pour bien comprendre l'enseignement d'Un Cours En Miracles, il est trés vivement conseillé de lire  "Et l'univers disparaîtra" de Gary Renard avant.. En fait, si ce livre te touche, tu es prêt(e) pour démarrer le cours.





Comment réagiriez-vous si deux étranges individus vous apparaissaient soudain, surgis de nulle part, alors que vous êtes assis tranquillement dans votre salon, et qu’ils vous disaient être deux « maîtres ascensionnés » venus vous révéler des secrets bouleversants sur l’existence, la nature des illusions et vous enseigner sur le pouvoir transcendant du véritable pardon ?
  Quand cela est arrivé à Gary Renard en 1992, il a choisi d’écouter ces deux instructeurs. Il en est résulté ce livre étonnant : l’extraordinaire transcription de dix-sept conversations qui se sont étalées sur presque une décennie, réorientant la vie de l’auteur et initiant maintenant le public à un enseignement spirituel fondamental.
*   *   *
« Avec un humour désarmant et une grande franchise, Gary et ses guides expliquent les vérités contenues dans Un cours en miracles.
Et l’univers disparaîtra est à la fois l’histoire fascinante de la rencontre de l’auteur avec deux remarquables guides, ancients apôtres, et un manuel pédagogique sur le pouvoir du pardon. Un livre important et agréable à lire ! »
  Doreen Virtue, Ph. D., auteur des best-sellers Guérir avec les anges  et Angel Medicine.

Donc, voilà ! Si tu veux en savoir plus sur ce qu'est "un cours en miracles" sans pour autant t'engager tout de suite dans son enseignement, je te conseille très vivement de lire les aventures de Gary Renard, pleines d'humour et de rebondissements...
Par Raksha - Publié dans : Livres - Communauté : Le cours en miracles
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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 09:56

Toutes les méthodes  de lâcher-prise (pensées positives, prières, méditations, etc ) permettenteffectivement d’augmenter notre taux de paix intérieure, seul terrain propice à faire éclore en nous la fleur de l’Amour.

Mais en fait, elles sont toutes inclues dans la méthode enseignée par Jésus : Le Pardon. C’est la méthode la plus efficace, complète et rapide : elle n’est pas facile au début, mais elle est simple. Il s’agit de pardonner tout à tous, de se pardonner, et cela tout le temps. Ce pardon se fait en silence, et peut être fait dans un certain délai, qui, au fur et à mesure de notre progression, sera de plus en plus court.

Comment réaliser ce pardon ? Il faut deux conditions.

La première, est que comme on ne peut y arriver seul, il faut demander de l’aide. On peut ainsi invoquer toute entité avec laquelle on est intime : son Eprit, Dieu, le Saint Esprit, Jésus, Marie, les anges, archanges, maîtres ascensionnés, etc. et aussi le rayon violet qui est d’une grande aide pour cela.

La seconde condition est de changer son subconscient, de se déconnecter de tout son système de croyances, bref de ne plus se laisser berner par son ego. La seule possibilité pour changer en profondeur sa perception, est de graduellement prendre conscience que ce qu’on voit et une illusion, un rêve, un film.

En effet, si on considère ce que l’on vit et ce que l’on voit comme la réalité, il est pratiquement impossible de pardonner vraiment, tant on est pris dans la dualité et le jugement. Nos émotions sont tellement fortes qu’elles nous imposent des rancœurs et ressentiments : on est tellement happés par la situation (que l’on considère comme parfaitement réelle) qu’il nous est impossible d’y faire face avec sérénité, et tout effort dans ce sens ne fait que renforcer l’ego qui trouve là une vicieuse alternative.

Il s’agit donc de prendre du recul et de considérer autrement ce que nous prenons pour notre réalité. Que pouvons-nous voir dans un rêve la nuit : des images, des symboles, des personnages…..ce sont des projections mentales que nous pouvons « voir »…sans nos yeux puisqu’ils sont fermés ! Eh bien, il en est de même le jour quand nous somme éveillés ! Tout est fait pour nous faire croire que ce que nous voyons est la réalité, tout est parfaitement conçu en ce sens, mais en vérité, nous ne voyons rien avec nos yeux, ce que nous croyons voir ne sont que des images que projette notre esprit (comme dans le rêve), qui lui est hors de l’espace et du temps, dans la vraie réalité.

Lorsqu’on prend conscience que ce que nous voyons et subissons n’est pas réel, pardonner vraiment devient alors possible. En effet, supposons que j’accuse une personne de m’avoir fait un préjudice. Comme en fait d’une part, cette personne n’existe pas, et d’autre part, c’est moi qui ai créé cette situation (projection provenant de mon esprit inconscient), lui en vouloir revient à m’en vouloir à moi-même. Dès lors, pardonner à cette personne qui n’existe pas et ne m’a rien fait , devient plus facile, et revient en fait à me pardonner à moi-même d’avoir projeté ces images.

On relativise donc plus facilement lorsqu’on ne se perd pas dans nos rêves.

Quand on boit de l’alcool, au départ l’effet est un peu le même, car comme on est euphorique, notre réalité change, on se libère de la « réalité » et on devient plus tolérant : on pardonne alors plus facilement (pas en cas d’ivresse profonde où on peut devenir colérique). C’est cet état artificiel de bien-être qu’on veut retrouver lorsqu’on boit…

Ce que l’on voit, ces projections viennent de notre culpabilité inconsciente de la séparation avec Dieu. Plus on est sous le joug de l’ego qui se nourrit de cette culpabilité (dont on n’est absolument pas conscient), plus on a peur, et plus on donne de l’énergie à ces images, qui par là même, deviennent le monde réel à nos yeux. On croit alors vraiment subir toutes sortes de préjudices, alors que ce n’est qu’un rêve.

 Etre sous le domination de l’ego est comme de regarder son écran de télé, et de croire que le film qui y est diffusé est réel. Se libérer de l’ego est comme de détourner son regard de l’écran : au lieu de prendre pour réel le monde extérieur (visible), on se tourne vers l’intérieur (invisible), où l’on trouve le silence, la paix, la joie qui reflètent alors notre véritable être. C’est ainsi que la fleur de l’Amour peut éclore.

Enfin, on pourrait croire que comme notre vie est un film déjà réalisé, on ne peut rien y changer, tout est prédéterminé (dans les grandes lignes). C’est vrai tant qu’on reste inconscient, qu’on prend ce film pour la réalité. Mais quand l’éveil commence, et qu’on arrive à pardonner vraiment, il se passe un miracle, quelque chose se transforme en nous. On constate en effet qu’à l’occasion du pardon, on plonge pendant un bref instant dans une autre réalité : on ressent un soulagement, une libération d’énergie, comme si un ressort comprimé était relâché.

Bien évidemment, le pardon nécessite au début un certain effort, et surtout de la vigilance, car il faut chaque fois changer sa perception de la réalité. Mais au fur te à mesure de cette pratique, cela devient comme un réflexe, automatique. Cette grâce agit au niveau du subconscient, sans qu’on s’en rende compte, si bien que notre perception change : cela modifie évidemment ce que l’on crée et projette, si bien que notre vie change.

Ainsi, tout ce qu’on voit, tout ce qu’on rêve peut être modifié : c’est la Nouvelle Terre au niveau individuel.


Source: Deniz Adem...www.lespasseurs.com

Par Raksha - Publié dans : Reflexions - Communauté : Le Monde Spirituel
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 17:37

Nous avons tous besoin de pardonner à quelqu'un pour continuer "librement" notre évolution spirituel.. Mais comment faire ? Le cours (UCEM) nous enseigne beaucoup de chose là-dessus..Il nous dit entre autres :

          Le pardon que nous apprenons à faire va beaucoup plus loin que la simple pensée positive, les affirmations, les bonnes résolutions… qui échouent constamment à nous rendre heureux. Le pardon (du cours) élimine graduellement en profondeur nos zones subconscientes qui projettent nos caractéristiques sombres sur les autres...

          Le pardon permet d’arrêter la projection et de sentir notre Unité avec les autres et avec nous-mêmes ! En profondeur, il nous permet de voir que nous sommes tous Un, que nous sommes tous les parcelles d’un seul grand Esprit et que ce que nous voyons chez les autres est le miroir de qui nous sommes. 

           Le pardon nous permet aussi d’éliminer toute perception de hiérarchie de supériorité ou d’infériorité, tout sentiment d’être supérieur ou inférieur à quelqu’un, ainsi que toute forme de compétition. Il nous guérit profondément de bien des illusions… et nous apporte la Paix dans un contexte de collaboration et d’union avec tout et tous et d’abord en nous-mêmes.Le pardon transforme radicalement notre vie !

Parce que cet enseignement va trés loin, j'ai en fait énormément de mal à l'intrégrer..Pourtant , je sais que tant que je n'aurais pas pardonner à des personnes précises, je resterais dans une impasse.. J'ai donc décider de travailler uniquement sur le pardon, en m'aidant du net pour mieux comprendre UCEM..donc pendant quelque temps , je vais te mettre des articles exclusivement sur le "PARDON".. 


Par Raksha - Publié dans : Reflexions - Communauté : Le cours en miracles
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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /Avr /2008 20:15

Texte : chap 31.VII. 3.1
Les épreuves ne sont que des leçons que tu as manqué d’apprendre et qui te sont présentées à nouveau, de sorte que là où tu avais fait le mauvais choix auparavant, tu peux maintenant en faire un meilleur, échappant ainsi de toute la douleur que t’avait apportée ce que tu as choisi auparavant. (T-31.VII.3.1)

Cette citation du Cours en Miracles me rappelle que: Chaque pensée que nous acceptons est comme une pierre que nous lançons dans la mare de notre unité. C’est aussi une pierre lancée dans la mare de notre expérience. Chaque pierre lancée dans la mare crée plusieurs ondulations. Et chaque ondulation que je crée me reviendra.

Si j’accepte une pensée effrayante et que j’y crois et que j’en ai peur, c’est une pierre que j’ai lancée dans la mare avec passion. Elle crée définitivement des ondulations. Je ferai l’expérience de la peur lorsque ces ondulations me reviendront. Et si je crois à la peur dont je fais l’expérience lorsque ces ondulations me reviennent, je lance encore des pierres dans la mare, et ainsi il y a encore plus d’ondulations, etc…

Ainsi chaque épreuve est une opportunité de choisir à nouveau. Lorsque la peur surgit dans mon expérience, c’est une ondulation que j’ai produite à travers des expériences passées. Cependant à un moment précis, j’ai l’opportunité de reconnaître que toutes mes expériences viennent de moi. J’ai l’opportunité d’utiliser l’ondulation afin de pratiquer le pardon….de lâcher prise de chaque pensée de peur qui entre dans mon esprit lorsque je fais l’expérience de l’ondulation. Si je fais cela, je traverse l’ondulation sans lancer une autre pierre. Chaque fois que je traverse une ondulation de peur sans lancer une autre pierre, ma mare d’expériences devient de plus en plus paisible. Et lorsque nous sommes de plus en plus à pratiquer le pardon de cette façon, la mare de notre unité devient plus calme.

J’ai aussi appris qu’il y a une autre sorte de pierre que je peux lancer dans la mare. Cette pierre crée une différente sorte d’ondulation. Je peux lancer une pierre de confiance dans la mare et elle crée une ondulation dans l’expérience qui est tellement différente que je l’appelle un miracle... c’est comme un miracle, parce que c’est tellement différent de la sorte de pierre que j’ai lancé auparavant.

Le pouvoir de cette réalisation est presque incroyable. C’est presque incroyable parce qu’il y a une partie de l’esprit qui ne veut pas l’accepter. Cependant, c’est crédible aussi puisque qu’il y a une partie de l’esprit qui sait que c’est vrai.

Si je peux juste regarder chaque pensée et réaliser que chacune que j’accepte est une pierre lancée dans la mare, je peux commencer à faire des choix à propos de ce que je veux lancer dans la mare. Ceci, c’est demeurer éveillé. Cependant lorsque j’oublie à propos du pouvoir de l’esprit et que je commence à croire mon expérience, je dors, et je lance pierre après pierre dans la mare sans m’en rendre compte. Et alors, je me demande pourquoi tel expérience m’arrive. Je me dis, elle ne peut certainement venir de moi! C’est cependant bien le cas. Elle est venue d’une pensée que j’ai lancée dans la mare lorsque je n’étais pas éveillé.

Publié par Regina Dawn Akers le 19 mai 2005.

Source :
ICI


Par Raksha - Publié dans : Reflexions - Communauté : Le Monde Spirituel
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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 10:57

Dans le Texte d 'un cours en miracles, il y a tout un passage sur l'empathie (Texte, chap 16: 1.La véritable empathie...Merci au lecteur qui m'a donné les réf ) . Bref, au fil des ans, je me suis aperçue que j'avais trop d'empathie (telqu'on le conçoit habituellement) envers les autres, et cela est devenu plutôt un handicap qu'une qualité..Je ne comprenais pas comment changer , sans devenir insensible pour autant..Le cours m'a permis de comprendre cela : il me faut changer  l'empathie par la compassion !!

En simplifiant  (d'après moi) :

Empathie: Faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui, de percevoir ce qu'il ressent.
(Définition du dictionnaire.) Vécu de cette façon, je souffrais autant que mes proches, voir plus ne pouvant les aider

Compassion : Voir le "réalité" d'un être au-delà de sa souffrance, et donc le guider vers cette réalité...

Pour illustrer cette démarche qui change tout, j'ai trouvé un texte qui m'a profondément émue..et qui te toucheras beaucoup aussi si tu étudies "un cours en miracles" :

 

Le pouvoir de la compassion

 

Mickael J. Roads en train de dialoguer avec un enfant
qui vient de lui apparaître et qui se présente comme un aspect du Soi
qui ne s'est jamais incarné. Vers la fin de leur dialogue,
l'auteur pose à Thane la question suivante :

- Souvent, je me demande si j'ai suffisamment d'amour et de compassion
pour faire ce qui est nécessaire.
Quand je croyais encore à l'illusion
de la séparation, je désirais ardemment changer le monde,
mais ce désir reposait sur la peur et l'illusion.
A présent que je connais une vérité plus grande,
je n'éprouve plus le désir de changer quoi que ce soit.
Peut-être suis-je devenu trop indifférent.
Peut-être est-ce l'explication de mon manque d'enthousiasme.

Ses yeux noirs me fixèrent avec solennité.

- Etant un aspect du Soi, je sais que c'est faux.
N'as-tu pas pleuré pour l'humanité ?

- Oui, mais j'ai été lent à réagir.

- Et est-ce mal si tes sentiments profonds
ne se manifestent pas immédiatement ?

Je demeurai silencieux.

- Te souviens-tu de l'incident supraphysique qui s'est produit
quand tu avais dix-sept ans ? demanda Thane.
Cela concernait une famille qui vivait dans un taudis.

- C'était un rêve, dis-je en me mettant sur la défensive.

- Tu sais très bien que non. C'était ta façon de remiser cette expérience.
Crois-tu réellement que tu t'es endormi avec une pile de livres sur les genoux,
dans la bibliothèque publique de Cambridge ?
Non, Mickael, le moment était parfaitement choisi;
c'était un moment d'ouverture et de réceptivité.
A cet instant où, dans la bibliothèque, tu es sorti de ton corps physique
pour entrer dans ton corps de lumière,
tu étais plus éveillé que tu ne l'avais jamais été depuis bien longtemps.

Je m'en souvenais parfaitement.
J'étais en train de lire un livre évoquant l'amour et la compassion
d'un médecin , des sacrifices personnels qu'il avait accomplis dans l'exercice
de ses fonctions, lesquelles reposaient sur l'amour.
J'avais trouvé ce récit très émouvant et très inspirant.
J'avais senti, pendant de longs moments, un mouvement intérieur,
comme si je planais dans un espace inconnu ;
ensuite s'était produite l'expérience que j'avais qualifiée de rêverie.

Thane sourit.

- Mais tu étais hésitant ! souviens-toi :
tu essayais de repousser ta compassion et de nier cette expérience.
Cependant malgré toi, tu as fini par exprimer ton amour et ton intérêt.
- Comment sais-tu tout cela ?
- Te souviens-tu de l'ange ?
- Oui, bien sûr.
- C'était moi.
- Mon Dieu !

Le souvenir de cette expérience me frappa comme une onde de choc.
je fus saisi par l'incident, qui redevient pour moi réalité.

****

J'étais en train d'observer une maison lugubre dans un quartier sordide.
Des papiers gras et des ordures jonchaient l'escalier
qui conduisait à la porte de derrière ; cette maison était un véritable taudis.
Malgré la crainte et la répulsion que suscitait en moi cette vision étrange
dans la bibliothèque publique,
j'avais senti mon corps de lumière se lever de la chaise,
marcher vers la maison et commencer à gravir l'escalier.
Dans ma conscience physique, je désapprouvais ce qui se passait,
mais mon corps de lumière a poursuivi son ascension
avec une farouche détermination.

Je montais les marches en fer d'un long escalier,
qui partait du fond d'une ruelle. C'était pendant la journée,
mais il faisait sombre dans cette rue où le soleil ne  pénétrait presque jamais,
cette rue étroite de la ruine et du désespoir.
Tout ce que je touchais était couvert d'une épaisse couche de poussière,
comme cette rambarde branlante à la peinture écaillée.
C'était mon corps de lumière qui dirigeait mes actions, si bien
que malgré mon dégoût, j'ai ouvert la porte délabrée et je suis entré.
L'intérieur était encore en plus mauvais état que la porte.
Je regardais autour de moi, atterré par le désordre et la saleté qui régnaient en ces lieux.
C'était l'antipode de l'ordre et de la propreté auxquels j'étais habitué.
Des casseroles graisseuses, incrustées de restes de nourriture,
s'empilaient dans un coin ; au centre de la pièce,
se trouvait une table et deux chaises tout aussi dégoûtantes.
Le long d'un mur, un divan auquel il manquait un pied,
semblait avoir été récupéré dans une décharge.
Les murs et les plafonds, souillés par de vastes taches d'humidité,
laissaient voir une peinture décolorée qui s'en allait par morceaux.
L'odeur envahissante de la bière avait la suprématie sur celles de tabac et de moisissure.

C'était un spectacle effarant. Quelque part en moi,
une pensée cherchait à s'imposer : "Sors de là, vite !"
mais j'étais retenu par un engagement intérieur.
Plus que tout, c'étaient les occupants de la pièce qui incitaient à prendre la fuite.
Dans l'une des chaises, un homme était affalé, la tête et le torse reposant sur la table.
Une main sale serrait une bouteille de bière vide,
tandis que la tête de l'homme se nichait sur l'autre bras.
Les yeux étaient clos et des lèvres entr'ouvertes s'échappait un filet de bave.
Une barbe de trois ou quatre jours formait un nuage gris sur son visage
et une mouche solitaire se déplaçait tranquillement sur son crâne chauve.
Pour compléter ce tableau de dégénérescence, une chemise tachée,
sous laquelle se tendait un ventre ballonné par la bière,
sortait en partie d'un pantalon miteux.
Cet homme incarnait tout ce que je détestais de plus chez les humains.

Il n'était pas seul. Etendue sur le divan, une blonde décolorée,
débraillée, les lèvres peintes en rouge vif,
ronflait doucement avec un gargouillis monocorde.
Son visage était inexpressif et relâché,
comme si tout amour-propre l'avait abandonnée depuis longtemps.
Affublée d'un corsage qui jadis avait dû être blanc
et d'une jupe noire tachée et froissée, elle avait l'air d'une souillon.
De l'autre côté, quelque chose remuait.
Assis dans les cendres d'une cheminée, je vis un garçonnet sale et maigrelet,
fourrageant d'un air absent dans un petit tas de bois calciné.
J'allai le rejoindre et m'agenouillais près de lui, profondément choqué.
Il pouvait avoir un an et demi/deux ans. Il ne portait aucune marque de violence,
mais le manque d'amour et de tendresse donnait à ce visage vieilli
une tragique expression de désespoir. Il portait un simple tricot de corps.
Autour des organes génitaux, la peau était rouge, crevassée et squameuse.
Il sentait mauvais, et cette odeur de vomis et d'excréments attirait autour de lui
des essaims de mouches.

Je me redressai, dégoûté, le cœur soulevé.
La fureur m'emplit et pendant un long moment menaça d'éclater,
mais dans ce corps de lumière c'était impossible.
Le moi physique, personnel, serait parti
ou aurait injurié l'homme et la femme, verbalement ;
jamais, il ne se serait mêlé de cette histoire.
Mais il s'agissait ici d'un autre aspect de moi-même,
dans un lieu et une situation qui, je le savais, étaient bien réels.

Pourquoi suis-je ici ? plaidai-je silencieusement.
En quoi puis-je être utile ?
Avec la clarté d'un carillon, une voix angélique se mit à me parler intérieurement.
En même temps, je vis apparaître un Etre de lumière,
qui était exactement tel que j'imaginais les anges, les ailes en moins.
Il avait l'aspect d'un être humain de petite taille, et semblait éclairé de l'intérieur,
si bien que je ne distinguais pas ses traits.
J'étais plus déconcerté que surpris car de cet Etre émanait une pureté quintessencielle.
Des questions se bousculaient dans mon esprit,
mais c'est l'être de lumière qui posa la première.

- Pourquoi éprouves-tu autant de répulsion à l'égard de ces gens ?
Assez surpris par sa perspicacité, je répondis néanmoins avec honnêteté.
- Parce qu'ils représentent tout ce que je déteste chez les êtres humains,
répondis-je mentalement.
- Oublies-tu qu'ils sont tout aussi humains que toi ?
- Non, bien sûr. Mais pourquoi sont-ils tombés si bas ?
- Ainsi, tu les as jugés et reconnus coupables ?

- Ce sont eux et personne d'autre, qui ont créé cet environnement sordide.
Il n'est donc pas question de jugement, mais d'évidence.
- Je ne réfute pas ce que tu vois.
Je te demande de réfléchir à ce que tu ne vois pas.
- Pourquoi me critiquer ? demandai-je, quelque peu perplexe.
Après tout, ce n'est pas moi le coupable ici.
- Tu vois. Tu as prononcé le mot coupable.
- Tu m'as troublé. Où veux-tu en venir ?
- Compassion. Compassion et non pas condamnation.

J'étais de plus en plus perplexe.

- Je ressens certaines choses, et je n'y peux rien, n'est-ce-pas ?
Ces gens violent toutes les valeurs de décence auxquelles je crois.
- Tu affirmes être donc la victime de tes sentiments et de tes valeurs.
Ces gens ne pourraient-ils pas dire la même chose ?

A présent, j'étais en colère.

- Ecoute ! A quoi joues-tu ?
Tu essaies de m'avoir avec des mots, c'est tout !
- Je n'essaie pas de t'avoir avec des mots. Je te les retourne
simplement pour que tu les réexamines. Voilà à quoi je joue.
- D'accord ! Supposons que j'accepte cela supposons
que je reconnaisse avoir jugé ces gens par inadvertance.
En quoi cela va-t-il changer les choses ?

- On ne peut véritablement changer une situation
que si l'on est soi-même prêt à changer.
- Mais je n'ai pas besoin de changer !
Oh, tu veux dire, est-ce que je peux éprouver de la compassion plutôt que du dégoût ?
- Ne serait-ce pas un profond changement ?
- Oui, je suppose.

A ce moment, j'ai ressenti un sentiment d'humiliation.

- Mais qu'est-ce que la compassion ?
J'ai honte de l'avouer, mais je ne sais pas exactement ce que cela veut dire !
- Mais si, tu le sais. Tu l'as éprouvée en lisant le livre au sujet du médecin.
Si tu es ici actuellement, c'est parce que tu as décidé de mettre en pratique ta compassion.
Ainsi tu l'accepteras au lieu de la nier continuellement.

J'étais étonné.

- Connais-tu tout de moi ?
- Bien sûr.
- Es-tu mon ange gardien ?
- Ange-guide serait un terme plus approprié.
- Voyons, pourquoi ne le disais-tu pas ?
- Cela change –il quelque chose ?

Tu entends seulement quand tu le veux bien.
Je murmure ma sagesse, tandis que ta peur et ta stupidité poussent des clameurs.
M'écouteras-tu à présent ?

- Bien sûr.

- Accorde ton attention aux gens qui se trouvent dans cette pièce.
Vois si tu peux découvrir dans ton cœur un peu d'amour pour eux.

Je me suis approché de l'homme, essayant de ressentir pour lui quelque sympathie.
Mais je ne ressentais rien, rien, sinon du dégoût.
J'ai regardé la femme qui ronflait, et j'éprouvai la même répulsion.

- Je crains d'avoir raté mon exercice, dis-je.

J'ai alors tourné mon attention vers le petit garçon.
Sympathie et sollicitude jaillirent en moi comme la flamme d'une allumette.
Je me suis agenouillé près de lui et j'ai essayé de le prendre dans mes bras,
mais c'était impossible. Physiquement, je n'étais pas là.
Je vis que ses cheveux grouillaient de poux et
j'ai senti les vagues de désespoir qui le submergeaient.
Je voulais le serrer dans mes bras, le réconforter.

- J'ai pitié. Plus que tout au monde, je désire venir en aide à ce pauvre petit.
Mais quant à ses parents, que le diable les emporte!
Regarde ce qu'ils lui ont fait.

- Ainsi donc, tu ressens une étincelle d'amour limité,
mais aussi de l'intolérance et même de la haine.
Est-ce tout ce dont tu es capable ?
Ne comprends-tu pas encore que ce n'est pas l'âge
qui détermine qui est l'enfant dans cette pièce ?

Je me sentais attaqué et voulais répliquer.

- Qu'est-ce que tu racontes ?
Que je les aime ou non, qu'est-ce que cela peut bien faire ?

- Si tu peux les aimer, les accepter tels qu'ils sont,
cet amour devient une lumière dans leurs ténèbres,
une porte qui s'ouvre, alors que toutes les autres demeurent closes.
Cela leur permet de commencer à ressentir un peu d'amour-propre,
de passer du désespoir à l'espoir.
Ces deux êtres sont consumés par le dégoût d'eux-mêmes.
Crois-tu qu'ils doivent encore s'y enfoncer davantage ?
S'ils sont dans cette situation, c'est parce qu'ils ne peuvent pas se regarder en face.
Ils ont besoin d'être aimés pour ce qu'ils sont,
non pour ce qu'ils pourraient être dans des circonstances différentes.

- Si tu sais tant de choses et si tu peux aimer tout le monde,
pourquoi ne pas leur donner ton amour ?
Tu es manifestement plus doué que moi, dis-je d'un ton de défi.

- Hélas, ce n'est pas l'amour des anges qui fera progresser l'humanité.
C'est l'amour de chacun de vous, pour autrui et pour tous.
Et plus encore, c'est l'amour que vous vous portez.
Voilà la grande leçon de l'humanité.

Malgré mes réticences, je savais que le problème auquel
je me trouvait confronté aurait des répercussions sur toute ma vie.
Davantage encore, peut-être, que pour les gens de cette pièce.

Sachant qu'on ne peut pas se forcer à aimer, je me suis accroupi à côté du garçon,
me concentrant sur lui. J'ai laissé la sympathie grandir entre nous, nous lier et nous unir.
Peu à peu, j'ai senti quelque chose émerger des profondeurs de mon être
et sortir de moi pour aller étreindre le petit garçon.
A cet instant, j'ai remarqué la lumière qui nous entourait et qui ne cessait de croître.
Lentement, l'Amour-Lumière qui était sous mon contrôle
sans que je sache exactement comment se répandit dans toute la pièce
et finalement engloba l'homme et la femme dans son aura.
A la fois surpris et émerveillé, je réalisai que les parents m'importaient beaucoup.
Mais ce sentiment émanait d'un niveau tellement profond
que je n'en avais jamais encore soupçonné l'existence.

A mesure que mon acceptation de la famille s'imposait à ma conscience,
l'Amour-Lumière s'intensifiait. Alors il se produisit quelque chose.
La femme ouvrit les yeux et regarda l'enfant.
Une expression de dégoût pour elle-même passa sur son visage ;
secouant la tête de pitié, elle se leva du divan et traversa la pièce d'un pas hésitant.
Elle ne pouvait pas me voir et ne pouvait voir ni l'ange ni l'Amour-Lumière.
Prenant le petit garçon dans ses bras, elle l'embrassa sur le front
et ouvrit de grands yeux en apercevant les poux qui circulaient dans ses cheveux.
Ses paroles étaient un cri de désespoir.

- Mon Dieu, Bill, on ne peut pas laisser le gosse dans cet état.
Bon sang, que de mal on se fait !

Bill se redressa en grognant.

- Qu'y a t-il ? Que dis-tu ?

- Je dis que nous devons nous sortir de cette misère.
Le gosse est plein de poux et nous deux on pue l'alcool.
Bon sang, Bill, ça ne peut plus durer comme ça.
Comment est-ce qu'on a pu en arriver là ?

Bill regarda l'enfant, le visage crispé par un sentiment de culpabilité.

- Je ne sais pas, marmonna t-il, je ne trouve pas de travail.

- D'accord, tu ne trouves pas de travail,
mais est-ce une raison pour vivre comme des porcs ?
Mon Dieu ! On dirait que je découvre cette pièce.
Elle pue et toi aussi… et moi aussi.

Elle se mit à pleurer, le regard noyé de honte et de chagrin.

L'ange se tourna vers moi, sa lumière parsemée d'étincelles dorées.

- La guérison a commencé. Tu as été l'agent du changement
parce que toi aussi tu as accepté de changer, même si c'est d'une façon limitée.
Comme tu t'en doutais, il s'agit d'une situation réelle
et cette famille commence maintenant à sortir du tunnel.
Avec l'aide des autres, ils pourront remonter la pente.

J'étais heureux de la tournure prise par les événements,
mais la remarque au sujet des limites de mon changement m'irritait.

- En quoi mon changement est-il si limité ? C'est du dénigrement.

L'énergie angélique se dirigeait directement sur moi.

- Crois-tu ? Regarde ces gens et vois ce que devient ton amour.

Je regardai la famille qui émergeait de son apathie et des brumes de l'alcool.
Alors, ce fut le choc ! Soudain, voici que l'homme avait mon visage,
de même que la femme et le garçon ! Ils avaient tous mon visage.
Je battis en retraite, dégoûté et l'Amour-Lumière baissa brutalement d'intensité.

- Tu vois ! Tu arrives à éprouver un peu d'amour pour eux,
mais si je te présente ton image en eux, de nouveau la répugnance te saisit.

- Mais… mais… mais…

Je bafouillais lamentablement.

- Mais tu dois accepter en toi ce que tu acceptes chez les autres.
Tu condamnes en toi ce que cet ivrogne symbolise.
Il est cette partie de toi-même qui échappe souvent à tout contrôle,
l'aspect qui s'apitoie sur lui-même et te considère indigne.
Comment guérir ? En t'aimant toi-même.
La femme est ton aspect féminin et ne correspond pas forcément
à ta conception de la beauté féminine.
Ton moi féminin est choqué par la laideur, mais ne la condamne pas.
Aime ton moi féminin et non l'éclat d'une beauté factice.
Et l'enfant est l'enfant en toi, négligé dans sa course vers l'âge adulte.
Ressuscite et vénère l'innocence et l'acceptation de soi de l'enfant.
Pour cela, aime l'enfant en toi, l'enfant tel qu'il est
et non tel que tu voudrais qu'il soit.

Ces paroles silencieuses se répercutèrent en moi
avec une intensité croissante,
comme si elles étaient destinées à se graver pour toujours dans ma psyché.
La lumière angélique s'alluma d'un éclat si violent que
mes yeux s'ouvrirent brusquement, tandis que ma tête se détournait instinctivement.
J'étais assis dans la bibliothèque,
et sur mon visage tombait d'une fenêtre étroite et haut perchée,
un vif rayon de soleil.

Fortement secoué, j'essayais de digérer tout ce qui venait d'arriver.
La bibliothèque était bien celle où j'avais coutume de me rendre régulièrement ;
toutefois, je constatais, sans pouvoir me l'expliquer,
que les chemins des réalités expansées s'étaient rencontrées
et avaient fusionné. Ce qui s'était passé ne me plaisait pas.
Il m'était très pénible de penser au dégoût que j'avais éprouvé
en voyant mon visage sur ces habitants du taudis.
Regarder en face la vérité aveuglante –mes insuffisances- était trop douloureux ;
aussi l'ai-je fait passer aux oubliettes.

Trop de choses s'étaient révélées.
J'ai enfoui cette expérience dans les profondeurs obscures de mon être,
où demeuraient déjà tant d'émotions et de pensées infâmes.
Au lieu d'accepter la possibilité de m'examiner honnêtement,
mais sans me juger, je l'ai repoussée.

…/… Comment avais-je pu rejeter ainsi une telle expérience ?
Il avait fallu un catalyseur comme Thane
pour qu'elle puisse remonter à ma conscience.
Elle s'était manifestée régulièrement dans mes rêves
au cours des années qui avaient suivi, mais là encore,
j'avais décrété que ces rêves n'avaient aucun sens.

- C'est la valeur potentielle des rêves, dit Thane,
qui avait entendu mes pensées pendant le sommeil,
la conscience peut œuvrer activement au progrès intérieur,
car à ce moment les désirs et les besoins que le mental
doit s'employer à satisfaire sont absents.
La conscience cherche toujours à remplir un objectif plus élevé.
Mais crois-tu encore que tu n'as pas la compassion nécessaire ?

Je réfléchis quelques instants ; mais je savais maintenant
qu'il y avait en moi de la compassion.
J'étais peut-être lent à démarrer,
mais je ne pouvais nier la présence de cette force intérieure
qu'est la compassion.

Thane sourit. Il savait !

 Source: Mickael J Roads, Retour à l'unité...www.lespasseurs.com 



Suite à "une conversation" par mail, je viens de réaliser que l'empathie telque définit par un cours en miracle, signifie la compassion, telque décrit dans ce texte..Un graaaand merci au lecteur qui m'a ouvert les yeux !! 
Par Raksha - Publié dans : Reflexions - Communauté : Le cours en miracles
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 16:43

SE LAISSER GUIDER PAR L’ESPRIT DIVIN

 

  En avançant sur cette route spirituelle… nous avons un Guide sûr et efficace : l’Esprit Divin qui peut être appelé l’Esprit Saint, l’Esprit Amoureux, la Voix de Dieu, etc.… Chaque fois que nous avons une décision importante à prendre, nous pouvons demander à l’intérieur de nous à l’Esprit Divin de nous guider.

 

  Avec la pratique, nous entendons de plus en plus clairement à l’intérieur de nous quel est le chemin à prendre. L’Esprit Saint ou l’Esprit Divin nous reconnecte à la Réalité et sa guidance vient nous aider à reconnaître et à décristalliser notre égo qui nous empêche de nous unir pleinement à Dieu afin de vivre en tant qu’Esprit.

 

  Lorsque nous prenons des décisions uniquement à partir de notre égo, nous n’avons pas la vue d’ensemble d’une situation. L’Esprit Divin, en étant au niveau de l’Unité, sait tout ce qui est nécessaire de savoir pour nous guider le mieux possible. Sa guidance est douce, calme, pacifique, alors que celle de l’égo est reliée à la peur, au manque, aux dépendances, aux conflits, au corps et au monde des apparences.

 

  Il nous est également possible de demander à J (Jeshua, Jésus) de nous guider. Car en étant au niveau de la Réalité, au point d’Unité, il est uni à Dieu, à l’Esprit-Saint, à l’Esprit d’Amour et nous apporte des réponses tout aussi justes.

 

  Si nous voulons un Guide avec une forme davantage humaine, nous pouvons demander à  Jésus, si nous voulons un Guide plus impersonnel, nous pouvons demander à l’Esprit Divin ou l’Esprit Saint, et si nous voulons le Guide originel, nous demandons à Dieu directement ou à la Source Amoureuse infinie.

 

  Chaque fois que nous avons le sentiment de ne pas être capable, de ne pas savoir, de ne pas être assez bon, de ne pas être digne d’être Aimé, etc… c’est que nous considérons que nous sommes un égo, avec toutes les limites qu’un égo peut avoir. En considérant que nous sommes plutôt un Esprit, nous sommes Uni à Dieu et tout est possible, puisque pour Dieu tout est possible.


Toutes nos limitations et nos problèmes humains viennent de notre identification à notre corps et notre égo. Lorsque nous sortons de cette vision étroite des choses et que nous réalisons que nous sommes un Esprit Divin, uni à la Source Divine, uni à Dieu, rien n’est impossible. LE COURS EN MIRACLES nous rappelle souvent d’ailleurs qu’il n’y a pas d’ordre de difficulté dans les miracles parce qu’il est aussi facile de sortir d’un Rêve qui comprend de petits problèmes que d’un Rêve qui contient de gros problèmes ! Il suffit simplement de sortir du Rêve et de retrouver la Réalité. Dans l’union avec la Source, avec Dieu, tout est possible, dès maintenant !

 

  Nos demandes de guidance sont d’autant plus précieuses qu’elles concernent également l’aide que nous recherchons pour parvenir à voir comment nous projetons nos zones d’ombre sur les autres, pour arriver à leur pardonner en profondeur, pour arriver à nous pardonner en profondeur, et pardonner également à Jeshua (Jésus) et à Dieu. L’aide reçue nous permet alors de cesser d’avoir peur de Lui, de se sentir heureux de s’unir à Lui, afin de ne faire qu’Un. Sa voix devient notre voix !

 

  Je dis généralement Lui en parlant de Dieu, mais il est bien évident que Dieu n’est ni masculin, ni féminin. Nous pourrions aussi l’appeler Elle, ou dire qu’il s’agit de la Mère plutôt que du Père. Cependant, comme je l’ai précisé dans la section 2 sur l’ajustement du vocabulaire, LE COURS EN MIRACLES a été donné pour éliminer nos conditionnements de toutes sortes. Nous avons énormément de conditionnements avec le mot Père parce qu’il a été utilisé de différentes façons dans l’histoire de l’humanité, souvent avec très peu d’Amour, ce qui nous a fait souffrir.

 

  Il est donc utile d’apprendre cette fois à voir l’Amour pur dans le Père. De plus, avec le patriarcat qui a été si puissant depuis des milliers d’années, les pères humains à tous les niveaux ont eu beaucoup d’influence et ont parfois mal utilisé ce pouvoir, cette influence. Par conséquent, nous avons des blessures à guérir, des pardons à offrir aux hommes, aux pères (et aux mères aussi bien sûr). Ainsi, dans la lecture du COURS EN MIRACLES, chaque fois que nous voyons le terme Père, nous pouvons vérifier si nous ressentons encore de la colère, de l’agressivité, du rejet… et apprendre à transformer tout cela de sorte qu’il ne reste que l’Amour.

 

  À chaque instant J (Jeshua, Jésus) nous tend la main pour y arriver, tout comme l’Esprit-Saint, l’Esprit Divin ou Dieu Lui-même pour que nous abandonnions nos vieilles rancunes et que nous entrions pleinement dans l’Amour !

                              Source : ICI 



 
 
Par Raksha - Publié dans : Reflexions - Communauté : Le cours en miracles
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 16:14

Cet article est une reprise de mon autre blog..Même si  le film " The secret" n'aborde que le côté matériel, je pense que beaucoup de choses peuvent être utilisés dans le domaine spirituel..

Comme c'est week-end prolongé, j'en profite pour te parler d'un film trés spécial... C'est "The secret", tu trouveras ci-dessous un lien pour le voir en ligne (en plein écran, clique sur le carré à coté de la flèche tournée vers le bas).  Il dure une heure trente, donc je suis consciente que peut-être , tu "zapperas" vite fais..Fais comme tu le sens, tu possèdes le "libre-arbitre" , sers-toi en !!

Malgrés l'énormité du "secret", je peux te dire que ça marche car je m'en sers depuis des années, inconsciemment pour le mal et consciemment pour le bien..Donc ce film , si tu te donnes vraiment la peine dans comprendre le message , peut réellement changer ta vie !!
Pour voir le film (en Français) .                       

                                                CLIQUE SUR L'IMAGE

                                                                      the_secret-copie-1.jpg

Attention, apparement les Américains veulent l'enlever du net, donc ne traines pas trop pour le regarder...D'autre part, si tu comprends l'anglais, je te mets ICI  le site officiel..J'ai cherché le DVD sans succés, donc j'ignore si ce film est sorti en France ou pas..Si tu le sais préviens-moi...

Par Raksha - Publié dans : Vidéos/ Films - Communauté : Le cours en miracles
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 08:00

Puisque le monde n'est qu'illusion d'après " un cours en miracles"..Je te propose un superbe film : L'illusion d'un monde où l'homme vivrait en harmonie total avec la nature .. Cela fait du bien de rêver " positivement" :

                                                              CLIQUES SUR L'IMAGE




Ce film extra, d'accord il dure 1h30, mais vraiment ça vaut le coup d'oeil..

"La Belle Verte" est une fable philosophique, écologiste, voire féministe, humaniste et pacifiste pleine d'humour et de santé ...Un film comme on aimerait en voir plus souvent..Si tu n'as pas le temps de regarder aujourd'hui, réserve-le pour une soirée de télévision trop nulle..

J'avais déjà mis cette vidéo sur mon premier blog, mais de plus en plus de vidéos disparaissent sans que nous en soyons informés !! Bref, ce nouveau lien ne vaut pas le DVD..Mais perso, je n'ai toujours pas trouvé le DVD en question, les vendeurs me disent qu'il n'est pas sorti ?!?  Si tu en sais plus préviens-moi ! Pour infos ce film de Coline Serreau date de1996..
J'espère donc que tu passeras un bon moment..

Par Raksha - Publié dans : Vidéos/ Films - Communauté : Le cours en miracles
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 08:47
Il y a quelques années, j'ai lu "la prophétie des andes"..puis toute la série de James Redfield. Et aujourd'hui, je réalise que ce livre/roman m'a certainement préparé à la lecture d'un cour en miracles !!

Si tu ne ve pas te lancer dans l'aventure du cours pour le moment, je te recommande vivement les livres de James Redfield, il te donneront une nouvelles conscience de ta Réalité...

Ci-dessous une vidéo pour te donner un avant-gout





9 Révélations - Prophétie des Andes
                 envoyé par CHOIX-REALITE


Ci-dessous un site uniquement sur ce sujet et les couvertures des livres en questions :


                                      http://www.prophetiedesandes.com/




Par Raksha - Publié dans : Livres - Communauté : Le Monde Spirituel
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